L'ORPAILLAGE EN GUYANE FRANÇAISE

Introduction

L’orpaillage illégal en Guyane française

Depuis plus de 30 ans, la Guyane est une région durement touchée par l’exploitation illégale de l’or. Cette activité est dévastatrice pour le pays en raison de son impact majeur sur l’environnement.

La pollution des cours d’eau par le mercure due à ces activités entraîne un effondrement de la biodiversité et menace la santé de la population locale, en particulier des Amérindiens locaux, le peuple Wayana, situé en amont du fleuve Maroni.

Faisant éclater le sol à l’aide de puissants moteurs, les chercheurs d’or illégaux sont responsables de la destruction de 1330 km de voies navigables. Le mercure utilisé pour traiter l’or est jeté dans la nature et s’ajoute ensuite au mercure naturellement présent dans le sol.

Ce métal se retrouve tout au long de la chaîne alimentaire : stocké par les plantes et ingéré par les poissons, il contamine les riverains. De plus, les eaux boueuses rejetées par l’activité aurifère rendent les rivières turbides. L’eau est malsaine et empêche la reproduction des poissons, ce qui nuit à la santé de l’écosystème.

Présentation

Violation des droits de la nature

Les activités humaines liées à l’exploitation illégale de l’or ont des conséquences désastreuses pour le fleuve Maroni et ses affluents. On estime à 10 000 le nombre de mineurs d’or illégaux présents dans la région.

Ces chercheurs d’or illégaux sont principalement intéressés par l’or alluvial, c’est-à-dire l’or qui se trouve dans le lit des rivières. Pour l’extraire, ils raclent les dépôts du sol et les font passer à travers un tamis. Ce processus ravage en permanence les écosystèmes aquatiques.

Les chercheurs d’or artisanaux illégaux sont responsables de la destruction de milliers de kilomètres de rivières dont la turbidité et la teneur en mercure entraînent la disparition de la flore et de la faune. Le mercure est libéré dans la nature et empoisonne tous les écosystèmes.

En outre, la déforestation des forêts primaires s’accélère à cause de l’établissement de camps illégaux. Entre 2003 et 2009, on estime que 29 000 hectares de forêt ont été détruits par les activités minières. Des milliers de chercheurs d’or chassent les animaux pour se nourrir. Une vague de braconnage frappe durement les espèces protégées déjà très menacées par la destruction de leur habitat.

Ainsi, le droit des écosystèmes aquatiques à la conservation, à la régénération de leur cycle de vie et à la restauration est mis à mal par le trafic illégal d’or qui doit donc être complètement éradiqué du territoire de la Guyane française.

International Rights of Nature Tribunal

Violation des droits des peuples indigènes

Dépendantes de la chasse et de la pêche pour leur subsistance, les populations vivant le long des rivières de Guyane française ont des concentrations de mercure dans leur corps qui dépassent dramatiquement les seuils de vigilance de l’Organisation mondiale de la santé.

L’orpaillage illégal est un véritable fléau social, mais il crée également de graves problèmes de sécurité, car il est directement lié à l’augmentation de la violence, du trafic d’armes et de drogues, de la prostitution et du travail des enfants. Les droits des peuples indigènes à un environnement sain, à la vie, à la santé, à l’eau, à la nourriture et à la sécurité sont donc constamment menacés.

L'équipe

La représentante du fleuve Maroni

International Rights of Nature Tribunal

Marine Calmet

Avocate, présidente de l’ONG Wild legal pour la défense des droits de la nature, Marine Calmet travaille avec les peuples indigènes de Guyane française pour lutter contre l’industrie de l’extraction de l’or.  

La victime

International Rights of Nature Tribunal

Linia Opoya 

La présidente de l’Association des femmes victimes du mercure (ADVM), Linia Opoya, est une habitante du village amérindien Wayana de Taluen, dans la région du Haut Maroni, en Guyane française. Artiste indigène, elle maîtrise l’art de la poterie traditionnelle et est mère de deux enfants.

L’expert juridique

International Rights of Nature Tribunal

Alexis Tiouka

Juriste amérindien spécialisé dans les droits des peuples autochtones, Alexis Tiouka a participé aux négociations internationales qui ont abouti à l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Associations
International Rights of Nature Tribunal

A.D.V.M | H.M. | Association des Victimes du Mercure | Haut Maroni

Santé et environnement

L’Association des Victimes du Mercure | Haut Maroni a pour but de rassembler, défendre et représenter les victimes de l’empoisonnement au mercure dans le Haut Maroni.

NAG-logo

O.N.A.G. | Organisation des Nations Autochtones de Guyane

Coutumes et culture

L’Organisation des nations autochtones de Guyane a pour but de défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales des autochtones de Guyane

https://www.facebook.com/onag973/

Maiouri-Nature-logo

Maïouri Nature Guyane

Nature et environnement

L’Association Maïouri Nature Guyane a pour but de défendre l’environnement, les milieux humains, naturels terrestres, aquatiques et marins de Guyane.

https://sites.google.com/site/maiourinature/home

Wild-Legal-Logo

Wild Legal

Droits de la nature

Wild Legal mène des campagnes avec des associations locales pour la défense et la reconnaissance des droits de la nature et de l’écocide

https://www.wildlegal.eu/

Législation

Pour protéger efficacement la biodiversité, il faudra établir une nouvelle relation avec la nature, qui soit à la fois respectueuse du fonctionnement des écosystèmes et des besoins humains.

Nous faisons campagne pour la reconnaissance des droits du Maroni et de ses affluents, et appelons à la formation d’une coalition d’acteurs engagés dans la reconnaissance des droits du fleuve et de ses « gardiens » en faveur du peuple amérindien Wayana, pour aboutir à:

la reconnaissance du Haut Maroni comme une entité naturelle bénéficiant du droit à la protection, à la conservation et à la restauration de ses écosystèmes.

la mise en place d’un modèle de gouvernance locale respectueux des droits du peuple guyanais, gardien de l’Amazonie.

la reconnaissance du Haut Maroni comme une entité naturelle bénéficiant du droit à la protection, à la conservation et à la restauration de ses écosystèmes.

la mise en place d’un modèle de gouvernance locale respectueux des droits du peuple guyanais, gardien de l’Amazonie.

la mise en œuvre d’un plan d’action visant à éliminer définitivement les activités minières illégales en coopération avec les habitants de la région du Haut Maroni.

la mise en œuvre de projets économiques alternatifs locaux afin de garantir la sécurité alimentaire de ces personnes.

l’organisation d’une campagne régionale de dépistage du mercure.

Passez à l'action

Rejoignez la coalition pour la reconnaissance des droits du fleuve Maroni et de ses gardiens :

Tribune :

Wild Legal

Rejoignez Wild Legal

International Rights of Nature Tribunal

Signer la pétition ONAG

Related Cases

En savoir plus sur les cas relatifs à ce tribunal.

International Rights of Nature Tribunal

L’orpaillage en Guyane Française

Depuis plus de 30 ans, la Guyane est une région durement touchée par l'exploitation illégale de l'or. Cette activité est dévastatrice pour le pays car ...
International Rights of Nature Tribunal

La mer de glace

La Mer de Glace est glacier situé dans le Massif du Mont-Blanc en France mais il est aujourd'hui menacé par le changement climatique.
International Rights of Nature Tribunal

Le cas des boues rouges de Marseille

L'usine de Gardanne (Bouches du Rhône), produit de l'alumine, un matériau utilisé pour fabriquer des composants électroniques. Cette activité émet des déchets toxiques ...
International Rights of Nature Tribunal

Le lac Vattërn

Le lac Vättern est le deuxième plus grand lac de Suède. Il fournit de l'eau potable à plus de 250 000 personnes, un nombre qui pourrait augmenter considérablement dans le ... Le lac Vättern est le deuxième plus grand lac de Suède. Il fournit de l'eau potable à plus de 250 000 personnes, un nombre qui pourrait ...
International Rights of Nature Tribunal

Les rivières des Balkans

Les rivières des Balkans sont parmi les derniers fleuves sauvages à écoulement libre d'Europe et constituent un point chaud pour la biodiversité, avec des écosystèmes et une faune uniques ...

Learn more About the tribunal

Le Tribunal européen pour les écosystèmes aquatiques vise à démontrer l’efficacité juridique du mouvement des droits de la nature et à formuler des recommandations pour la protection et la restauration du cycle de l’eau.

Final-tottem